À l’UBC, Benjamin Mulchinock étudie la collaboration avec les savoirs autochtones et le peuplement des Amériques

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Benjamin Mulchinock, doctorant en philosophie à l’Université de la Colombie-Britannique, mène des recherches sur la façon dont des scientifiques et des détenteurs de savoirs autochtones collaborent dans les études sur la première migration vers les Amériques. Son travail porte sur les conditions dans lesquelles il est à la fois éthiquement et épistémiquement justifié que des paléoscientifiques non autochtones mobilisent des savoirs autochtones.

Points clés

  • Mulchinock est inscrit au doctorat en philosophie à la Faculté des arts de l’UBC.
  • Son sujet de recherche est « Scientific pluralism in action: Indigenous collaborative research and the first migration into the Americas ».
  • Sa directrice de recherche est Alison Wylie.
  • Il a obtenu la bourse Canada Graduate Scholarships Doctoral (CGS D) Program et la Tri-Agency Indigenous Scholars Awards and Supplements Pilot Initiative.
  • Il est originaire de Victoria, au Canada.

Quel impact concret pour les étudiants aux cycles supérieurs et les chercheurs?

Le projet de Mulchinock montre comment un doctorat peut se situer à l’intersection de la philosophie, des sciences et des savoirs autochtones. Pour les étudiants aux cycles supérieurs et les chercheurs qui travaillent dans des domaines proches, l’enjeu pratique ne se limite pas à comparer différentes formes de preuves: il s’agit aussi de comprendre comment les systèmes éthiques, les ontologies et les épistémologies influencent ces comparaisons.

Son étude de cas porte sur la réévaluation de la théorie du « Clovis-first » sur le peuplement des Amériques, à partir de la paléogénomique, de la géochronologie, de la paléoécologie, de l’archéologie et de l’histoire orale autochtone. Le projet souligne la nécessité d’une collaboration attentive lorsque des traditions de savoir différentes sont mises en relation.

Pourquoi a-t-il choisi l’UBC?

Mulchinock explique avoir été attiré par l’UBC parce que l’université soutient ses étudiants diplômés, offrait un financement compétitif et donnait des occasions de présenter ses travaux à l’international. Il a aussi mis en avant l’environnement interdisciplinaire du département, la qualité du corps professoral en philosophie et la possibilité de rester près de chez lui, en Colombie-Britannique.

Il dit également avoir été surpris par la cohésion et le soutien mutuel au sein du département de philosophie, où les occasions de partager des idées, d’assister à des conférences et de participer à des ateliers sont nombreuses.

Comment son travail est-il cadré?

Son projet cherche à comprendre comment des producteurs de connaissances issus de traditions épistémiques différentes peuvent créer ensemble de nouveaux savoirs. Plus précisément, il examine dans quelles conditions la collaboration entre des paléoscientifiques non autochtones et des détenteurs de savoirs autochtones est justifiée sur les plans éthique et épistémique.

Plutôt que de traiter l’histoire orale autochtone comme une simple source de données supplémentaire, la recherche s’intéresse aux différences plus profondes de valeurs, de visions du monde et de méthodes qui structurent les comparaisons entre preuves.

Qu’est-ce qui l’a préparé aux études supérieures?

Mulchinock dit que son expérience comme assistant résident pendant ses études de premier cycle l’a préparé au côté collectif et relationnel des études supérieures. Il explique avoir travaillé avec d’autres étudiants pour résoudre des problèmes liés aux résidents de première année, une expérience utile pour les exigences collaboratives du doctorat.

Il ajoute que les études supérieures lui offrent un cadre pour développer ses capacités de rédaction, d’organisation et d’expression orale, tout en travaillant sur des questions à la frontière entre science et philosophie.

Questions fréquentes

Que étudie Benjamin Mulchinock à l’UBC?

Il est doctorant en philosophie et travaille sur le pluralisme scientifique, la recherche collaborative avec les peuples autochtones et la première migration vers les Amériques. Son projet examine comment des scientifiques et des détenteurs de savoirs autochtones peuvent collaborer à travers différentes traditions épistémiques.

Qui supervise sa recherche doctorale?

Sa superviseure de recherche est Alison Wylie, une philosophe de l’UBC dont les travaux portent notamment sur la philosophie des sciences et les savoirs autochtones.

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