
L’Office for Students a proposé une nouvelle approche pour la manière dont les établissements d’enseignement supérieur apportent la preuve de l’expérience étudiante dans les évaluations de qualité, en demandant que les dossiers montrent l’impact de ce que vivent réellement les étudiants plutôt qu’une simple description des politiques ou des processus. La consultation, publiée le 22 octobre 2026, précise que les établissements seraient responsables du choix des éléments de preuve utilisés, dans le cadre d’exigences et de limites de pages définies.
Faits clés
- Les établissements choisiraient eux-mêmes les preuves à inclure dans leur dossier sur l’expérience étudiante, dans le cadre des orientations de l’OfS et du contenu obligatoire.
- Les dossiers devraient démontrer au minimum une expérience académique étudiante jugée satisfaisante, et les dossiers TEF devraient aussi montrer une qualité élevée ou exceptionnelle lorsqu’elle est pertinente.
- Le dossier de l’établissement couvrirait les quatre années universitaires les plus récentes.
- Les limites proposées sont de 20 pages pour les dossiers TEF sur l’expérience étudiante et de 12 pages pour les dossiers ne portant que sur les exigences minimales.
- Si un établissement est sélectionné pour une évaluation renforcée, il ajouterait une annexe de trois pages.
Qu’est-ce que cela change pour les étudiants et les universités?
Pour les étudiants, cette proposition compte parce qu’elle vise à orienter les évaluations vers la qualité de l’expérience vécue, et pas seulement vers l’existence de politiques institutionnelles. L’OfS indique que les dossiers devraient se concentrer sur les résultats, la cohérence entre les groupes d’étudiants et l’amélioration dans le temps, avec des preuves qui peuvent être internes ou externes et qui doivent aller au-delà des indicateurs du National Student Survey.
Pour les universités et autres prestataires, l’effet pratique est que les dossiers sur l’expérience étudiante devront être plus ciblés et davantage fondés sur les preuves. Les établissements devront expliquer quel niveau de qualité les étudiants connaissent, à quel point cette qualité est cohérente dans l’ensemble de l’institution et si elle s’améliore. Ils devront aussi traiter des aspects que le NSS ne couvre pas entièrement, notamment la cohérence et la difficulté des cursus, la rigueur de l’évaluation et le soutien à l’insertion professionnelle.
- Les établissements ayant une formation sous-traitée devront intégrer des preuves sur cette partie de l’offre.
- Les formations uniquement validées devront être contextualisées séparément.
- Pour les formations en apprentissage, les établissements pourront s’appuyer sur les rapports pertinents de l’Ofsted des quatre dernières années.
Que devront exactement soumettre les établissements?
Les établissements devront produire un dossier d’autoévaluation expliquant leur compréhension de la qualité vécue par les étudiants et les preuves qui soutiennent ce jugement. L’OfS précise que le dossier doit inclure des preuves pertinentes, solides et fiables, et que les établissements seront guidés pour fournir certaines informations obligatoires tout en choisissant eux-mêmes les preuves supplémentaires les plus adaptées à leur contexte.
Pourquoi l’OfS change-t-il son approche?
Le régulateur indique que le nouveau format doit permettre aux établissements de démontrer l’expérience étudiante d’une manière compatible avec des missions, des tailles et des contextes différents, tout en fournissant aux évaluateurs suffisamment d’informations pour rendre un jugement. La consultation précise que cela devrait aider les évaluateurs à voir des preuves au-delà des indicateurs du NSS et mieux saisir les effets des actions menées pour améliorer la qualité.
Dans le modèle proposé, les dossiers TEF ne se limiteraient pas à décrire des activités ou des processus. Ils devraient montrer comment ces actions influencent l’expérience des étudiants. L’OfS indique aussi que les dossiers devraient mettre en évidence les variations importantes selon les groupes d’étudiants ou les types de formation, lorsque ces différences sont pertinentes pour le jugement.
Comment les preuves seraient-elles évaluées?
L’OfS dit que les établissements doivent se concentrer sur des preuves pertinentes, solides et fiables, et expliquer comment elles sont mises en contexte et en quoi elles démontrent un impact. Il cite les constats des organismes professionnels, statutaires et réglementaires (PSRB) comme exemple de preuve potentiellement utile, en particulier lorsqu’un organisme signale des inquiétudes ou exige une action, ou lorsque ses conclusions soutiennent un jugement de qualité satisfaisante ou exceptionnelle.
La consultation indique aussi que les évaluateurs pourraient consulter des informations publiques et, si nécessaire, demander des éléments supplémentaires en cas d’inquiétude. Les dossiers sont conçus pour être suffisamment autonomes afin de permettre l’évaluation sans demandes de suivi systématiques, même si des précisions pourraient être demandées dans des cas exceptionnels.
Quelle longueur auraient les dossiers?
La proposition fixe une longueur maximale de 20 pages pour les dossiers TEF sur l’expérience étudiante et de 12 pages pour les dossiers relevant uniquement des exigences minimales. Si un établissement est sélectionné pour une évaluation renforcée, il devrait ajouter une annexe de trois pages traitant des risques identifiés pour la visite.
L’OfS précise que des modèles seraient mis à disposition et structurés autour des critères de l’expérience étudiante, sans obligation de les utiliser. Il ajoute que ces limites de pages visent à garder des dossiers gérables tout en laissant suffisamment d’espace pour couvrir l’ensemble des critères de l’expérience étudiante.
Que se passe-t-il ensuite?
La proposition s’inscrit dans une consultation plus large sur une approche révisée de l’évaluation et de la notation de la qualité. L’OfS demande si les répondants sont d’accord, partiellement d’accord ou en désaccord avec l’approche proposée concernant le contenu, le champ, la structure et la limite de pages des dossiers sur l’expérience étudiante. Le document de consultation précise que d’autres détails figurent dans le projet de guide et ses annexes associées.

